Histoire

Un peu d’histoire:

Pourquoi le Trinquelin n’est-il plus entretenu?

 

I  – Jadis, les populations humaines installées en bordure de rivière, subvenaient à leurs besoins en tirant des bénéfices de ses ressources naturelles. La rivière représentait à la fois une source de nourriture (poissons, écrevisses); d’eau pour l’alimentation, l’abreuvement du bétail et les usages domestiques; mais aussi une source de granulats(sable) et d’énergie motrice par sa pente.

La rivière était également, un lieu privilégié pour se procurer du bois de chauffage à moindre coût et du bois d’œuvre. Les bois morts et autres frênes, aulnes et saules, dont la pousse était rapide, étaient coupés et retirés régulièrement. Ces activités humaines participaient de fait à l’entretien des berges et du lit de la rivière et des ruisseaux. Il en était de même sur tous les autres cours d’eau du Morvan.

Amorcée avec l’essor industriel du début du XXème siècle, c’est durant les Trente Glorieuses, que l’évolution des modes de chauffage a radicalement changé et que le chauffage au bois a progressivement régressé aux profits d’autres sources de combustible. Ainsi, au fil des années, les rives des rivières se sont naturellement retrouvées de moins en moins entretenues par les riverains, eux-mêmes de moins en moins nombreux.

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Les photos de la vallée du Cousin et du Trinquelin parlent d’elles-mêmes. Les berges n’étaient pas autant boisées dans les années 1900-1950 qu’elles ne le sont aujourd’hui.    

II – Nos rivières ont charrié des trains de bois ou des bûches perdues vers Paris pendant trois siècles. Pour mémoire, le dernier flottage de bûches perdues se faisait en 1927 sur la Cure. Aujourd’hui, seuls les nombreux étangs en tête de bassin sur les cours d’eau du Morvan, témoignent de cette époque.
Les crues artificielles issues des lâchers d’eau participaient à cet entretien des cours d’eau et les seuils des moulins, nombreux sur le Cousin-Trinquelin, étaient alors conçus pour faciliter ce flottage : perrés (digues) en pierres dressées, pentes et hauteurs faibles, ouvertures des pertuis au passage des flots de bûches etc.

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L’ écoulement de l’eau des rivières devait être le plus libre possible, pour faciliter le passage des flots de bois et éviter la formation d’embâcles (lai roûtie) . Les lits des ruisseaux et des rivières étaient vérifiés régulièrement afin de minimiser ensuite les interventions humaines pénibles et dangereuses.

III – Les nombreux seuils transversaux des moulins qui jalonnent le Cousin -Trinquelin, témoignent d’un mode de vie aujourd’hui disparu. Mais, cet héritage patrimonial bâti de toutes pièces par la main de l’homme participe au défaut  d’entretien observable de nos jours.

Nous vous invitons à consulter la rubrique dédiée aux moulins, qui traite de ce sujet spécifiquement.

B.la.F.


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